dyspraxie : Comment faire pour obtenir des aides à l’école :


 Comment faire pour obtenir des aides à l’école :


Pour obtenir des aides, adaptations, aménagements à l’école vous devez :
  • contacter le médecin scolaire
  • déclarer votre enfant à l’ex-CDES : la reconnaissance du trouble par cette commission est un préalable à l’ensemble des démarches ultérieures (demande d’AVS, demande d’ordinateur, demande d’aménagements des horaires ou des méthodes pédagogiques, signature d’un Projet Personnalisé de Scolarisation, AES pour financer des rééducations en libéral…).
Quelles aides peuvent être proposées :

  • En fonction du projet de chaque enfant (PIIS, Projet Personnalisé de Scolarisation), il pourra être proposé :
    • des aménagements d’emploi du temps : dispense de certains cours (EPS ou arts plastiques par exemple) pour permettre les rééducations sur le temps scolaire (importance de ne pas trop surcharger les journées de ces enfants, déjà lents et fatigables) ;
    • des aménagements pédagogiques : fourniture de photocopies (pour limiter les écrits), contrôle oral, recours précoce à la calculette…
    • des aides techniques : usage de l’ordinateur, de logiciels spécialisés ;
    • des aides humaines (AVS, EVS)
    • un tiers temps supplémentaire pour les contrôles (ou des exercices plus courts, aménagés en fonction de la lenteur de l’enfant)
    • toute mesure susceptible d’améliorer la scolarisation et les apprentissages de l’enfant peuvent être envisagées avec le médecin scolaire et l’équipe éducative


 Comment adapter l’enseignement pour un jeune à la fois dyspraxique et précoce (QIV = 156 et QIP = 75) :

    • il s'agit là de cas particuliers qui illustrent, à l’extrême, le surinvestissement verbal de ces enfants dyspraxiques. 
Il faut bien sûr faire, avec vous, l’équipe éducative et l’équipe de rééducation, un projet très individualisé, en essayant de tirer le meilleur parti des capacités d’abstraction, de mémoire, de raisonnement et de langage de votre enfant.


 La mémoire doit-elle pallier les difficultés en maths ou en orthographe :


Oui. Malheureusement, « la mémoire » est souvent dévalorisée et considérée comme un apprentissage sans compréhension. Or, ce ne doit pas être le cas. Il faut que ces enfants apprennent par cœur (les tables d’addition, de multiplication, les compléments à 10, les « trucs » de calcul mental, …) ou des listes de mots qui présentent la même particularité orthographique. Ils utiliseront ensuite ces savoirs pour résoudre des problèmes ou faire de l’expression écrite. Ces apprentissages mémorisés seront pour eux des outils qu’ils pourront ensuite utiliser de multiples façons dans des activités réfléchies.
Ainsi, l’orthographe n’est pas apprise en faisant écrire (ni copier) les mots, mais en insistant oralement sur les particularités orthographiques du mot, ceux de la même famille, et par la pratique (à partir du CE2) de la « lecture flash » (> les orthophonistes).

 
   Quel est le rapport et/ou la différence entre dyslexie et dyspraxie de la lecture :


Le terme de « dyspraxie de la lecture » n’est pas le terme habituel ni « officiel » (quoique je le trouve très évocateur !).
Le terme de « dyslexie » désigne toutes sortes de difficultés de lecture (chez des enfants d’intelligence normale, scolarisés normalement) :
  • certaines sont liées à des problèmes dits « phonologiques » ; comme ce sont, de loin, les plus fréquents, certains assimilent (à tort) « dyslexie » et « dyslexie phonologique » …
  • d’autres sont liées à des problèmes visuels (ou encore, selon certains « visuo-attentionnels »). Les enfants qui présentent des dyspraxies d’utilisation des gestes appris avec les yeux (par exemple, automatisation de l’organisation des saccades durant la lecture) sont très gênés en lecture : leur difficulté concerne la prise d’information visuelle (oublis de mots, sauts de lignes, fatigabilité intense) et non la « conscience phonologique ».
Bien sûr, la rééducation et les aides proposées aux jeunes dyslexiques doivent tenir compte de la nature de leurs difficultés et les jeunes présentant des « dyslexies visuelles » ne doivent pas du tout être rééduqués comme des « dyslexiques phonologiques ».


      La dyspraxie entraîne-t-elle un blocage intellectuel à partir du collège, notamment en maths :

Il ne s’agit pas d’un « blocage intellectuel », mais d’une difficulté particulière à accéder à certains concepts, ou à certains éléments constitutifs des apprentissages et des programmes mathématiques. Ce sont les troubles visuo-spatiaux qui sont à l’origine de ces « dyscalculies » (il s’agit de dyscalculies spatiales) assorties d’échecs en géométrie, qui peuvent, selon leur intensité se manifester bruyamment dès l’école primaire, ou, dans les cas moins sévères, se dévoiler au collège.
Par ailleurs, ces dyscalculies se combinent avec des difficultés en géométrie, ce qui aggrave l’échec en mathématiques.
   

      Quels conseils donner à un enseignant qui a un enfant dyspraxique dans sa classe :

Le guide pratique « comment permettre ou favoriser la scolarité de l’enfant dyspraxique » a été rédigé dans cet esprit. D’une façon plus générale, il serait souhaitable qu’il y ait une information sur ces pathologies dans tous les IUFM.
Les médecins scolaires, les psychologues scolaires, et, quelquefois, les personnels des RASED, peuvent avoir eu une formation sur ce sujet et servir de « personne-ressource » au sein d’une école. C’est cependant loin d’être systématique …
 
 
       Faut-il tout dire à l’école lors d’un changement d’établissement au sujet des problèmes de l’enfant :

« Tout », ce n’est pas sûr ! Mais il certainement aussi très dangereux de ne « rien » dire : les difficultés de l’enfant ne vont pas disparaître par magie lors du changement d’établissement. Les échecs, anomalies, difficultés qu’il présente risquent, dès leurs premières manifestations, d’être interprétés comme un manque de travail, de motivation, de soin, une opposition, une incompréhension, etc.
 
 
        Les enseignants sont très seuls, très démunis, ce qui peut favoriser des comportements inadéquats vis-à-vis de l’enfant dyspraxique. Pourquoi ne pas prévoir un accompagnement de l’enseignant, ou au moins une information :

Si l’enfant est suivi par un SESSAD ou un SESSD, l’équipe de soins fait habituellement cet accompagnement, d’autant que les différents rééducateurs se rendent sur place, à l’école. Ils peuvent ainsi rencontrer très fréquemment l’enseignant et échanger avec lui sur les difficultés qu’il rencontre et les moyens d’y remédier. 
Les médecins scolaires peuvent également quelquefois, s’ils sont informés, servir de relais et aider l’enseignant ; mais ce ne peut être que très ponctuel car ils ont en charge un nombre très important d’enfants et de classes.
Le problème de l’information et de la formation, pour tous les acteurs autour de l’enfant dyspraxique, reste fondamental.

 
      Le redoublement peut-il être utile aux enfants dyscalculiques et dysorthographiques :

Cela est affaire de cas particulier :
  • le redoublement, en lui-même, ne réglera pas le problème ni de la dyscalculie, ni de la dysorthographie : ces troubles sont du ressort de rééducations, souvent associés à des adaptations (logiciels adaptés, tolérance accrue de l’enseignant, …). Il peut donc ne pas être judicieux de proposer un redoublement, qui peut accentuer chez l’enfant le sentiment de son incapacité, le coupera de ses camarades, peut être vécu comme une humiliation … surtout si, dans les autres secteurs des apprentissages, il a fait les acquis de sa classe d’âge (histoire, SVT, culture générale, lecture, raisonnement et logique…) ;
  • Mais si, dans tous les secteurs, dans toutes les matières (lenteur, aides insuffisantes pour pallier efficacement sa dyspraxie) l’enfant est en décalage net par rapport à sa classe, il peut alors être bénéfique de proposer un redoublement (assorti des aides adaptées), redoublement qui lui permettra de reprendre pied.

           Quelle est l’efficacité de l’accompagnement AVS, et jusqu’à quel niveau scolaire peut-on y recourir :

Tout d’abord, il faut définir clairement le rôle de l’AVS auprès de l’enfant : dans quelles activités elle doit « faire pour lui », à sa place (ex : copier la poésie, inscrire les devoirs sur le cahier de textes, installer et brancher l’ordinateur, …), ou bien faire sur ses instructions verbales (découper, coller des gommettes, dessiner ou tracer, colorier selon les consignes, ou encore écrire sous sa dictée : rôle de secrétaire, ...), ou bien l’aider à faire lui-même, ou bien s’effacer et l’inciter à faire seul. Ceci se discute en équipe éducative, et dépend aussi, bien sûr, de la formation des AVS …
Par ailleurs, toute une partie du travail de l’AVS ne se réalise pas directement auprès de l’enfant : importance de lui fournir des photocopies (datées, numérotées, classées), de scanner certains textes pour les remettre en forme et en permettre ensuite l’exploitation par l’enfant, imprimer les documents produits par l’enfant à l’ordinateur, etc.
Les jeunes peuvent théoriquement bénéficier d’un AVS (après accord de l’ex-CDES) durant toute la scolarité obligatoire. Cependant, en raison de la pénurie chronique de personnel, il y a peu d’AVS en poste à l’école maternelle (certains estiment que la présence de personnel ATSEM suffit…) ou alors seulement en grande section et le plus souvent à temps partiel.
Enfin, du fait de la non reconnaissance « officielle » de la dyspraxie (et des autres troubles spécifiques des apprentissages) au niveau de l’Education Nationale, les enfants souffrant d’un handicap reconnu (déficients visuels, déficients auditifs, troubles mentaux et handicap moteur) sont, de fait, prioritaires pour l’obtention des AVS …

 
    Est-ce que la dyspraxie donne droit à du temps supplémentaire lors des examens, comme les dyslexies :


Tout à fait : les élèves peuvent disposer d’un tiers temps supplémentaire lors des contrôles et examens. La demande doit être justifiée médicalement (voir le médecin scolaire).


     Ces enfants ont-ils en outre, des problèmes à l’apprentissage d’une langue étrangère, anglais ou allemand :
Ce n’est pas systématique, mais cela peut arriver, en particulier pour ceux qui souffrent de troubles de l’oculomotricité et de la stratégie du regard : ils peuvent avoir du mal à « photographier » les nouveaux mots,  en mémoriser la forme écrite et l’orthographe.

 
    Que faire lorsque l’enfant dyspraxique (diagnostic établi à 10 ans) est dans un IMpro où on ne tient pas compte de ses difficultés : on ne lui propose que des stages manuels :

Il faut rencontrer le médecin et l’équipe médicale de l’IMpro. Vous pouvez aussi vous adresser au médecin de l’ex-CDES et voir si une autre orientation peut être proposée à votre enfant.
               
Notre enfant est dyslexique + dyspraxique ; il ne pourra pas rentrer dans une 6ème normale : quelles sont les possibilités :
                

Votre enfant peut peut-être bénéficier d’un UPI, par exemple une UPI « langage », qui accueille des enfants dysphasiques et/ou dyslexiques. Ensuite, des aménagements seront proposés à l’équipe éducative pour tenir compte de sa dyspraxie …


Comment, dans un IME, faire reconnaître la dyspraxie de mon enfant ? Par exemple, on lui refuse un ordinateur car le plus important pour cette institution, c’est de lui apprendre à écrire à la main ... :

Pour généraliser le problème particulier que vous soulevez, il faut évoquer plusieurs cas :
  1. L’enfant présente une déficience mentale (ce qui fait supposer l’admission en IME).
    L’ordinateur peut alors être un outil pédagogique, au même titre que beaucoup d’autres. Son utilisation en tant que palliatif aux difficultés graphiques dépend surtout du niveau et des besoins du jeune en langage écrit (niveau de lecture +++, capacité à épeler des mots simples, etc.)
  2. Au sein d’une déficience mentale modérée (qui a justifié l’admission en IME), l’enfant présente des difficultés praxiques et/ou visuo-spatiales très importantes, beaucoup plus sévères que la déficience mentale ne la laisse attendre.
    Si il sait lire et écrire (épellation de mots simples, utilisation de mots-étiquettes ou de lettres mobiles) et si il dispose d’une mémoire spatiale suffisante (à vérifier auparavant : évaluation par le médecin, le psychologue, le psychomotricien ou l’ergothérapeute), il peut en effet être judicieux de ne pas surajouter les problèmes de réalisation manuelle du dessin des lettres à l’ensemble de ses difficultés. On a en effet intérêt, dans ces cas, à ne pas proposer des tâches où toutes les difficultés s’accumulent (ce qui freine l’apprentissage de la notion visée), mais à les dissocier pour permettre des apprentissages dans les meilleures conditions. Exemple : dissocier l’apprentissage de la calligraphie (dessin des lettres et leur enchaînement) de celui de l’apprentissage des correspondances entre les sons et les lettres ou groupes de lettres (et là, on préfèrera le clavier de l’ordinateur), etc.
  3. Le jeune n’est pas vraiment déficient mental, mais présente une dyspraxie sans que ses capacités verbales (normales ou justes à la limite inférieure de la norme) ne soient suffisantes pour lui permettre de « compenser » le trouble praxique ou practo-spatial.
    Il convient alors de favoriser toutes les techniques, méthodes et stratégies utilisées chez le jeune dyspraxique. Mais il lui faudra plus de temps pour faire les acquisitions, ce qui se traduira par un décalage, plus ou moins important, dans ses acquisitions et justifie une scolarité à un rythme adapté (CLIS, UPI ou IME, selon les cas). 
    En ce qui concerne l’orientation ou la ré-orientation d’un jeune dans telle ou telle structure, il faut s’adresser aux ex-CDES de votre département, qui vous indiqueront s’il existe – ou non – d’autres structures mieux adaptées à votre enfant.
Quelle orientation proposer si, en fin de CM2, le jeune dyspraxique ne peut poursuivre au collège :


Il faut envisager soit une EREA (établissement régional d’enseignement adapté, Education Nationale), soit une UPI (selon les lieux et les équipes, UPI pour jeunes « handicapés moteurs » ou pour jeunes « handicapés mentaux »), soit une SEGPA (cf. question ci-après).

    Le proviseur du collège nous demande de faire une liste de ce qu’il faudra prévoir pour notre enfant : c’est très difficile pour nous d’y répondre, d’autant que nous ne connaissons pas le fonctionnement du collège, ni ce qui est possible … :

C’est une intention louable, de la part du proviseur, que de s’enquérir des besoins particuliers de votre enfant. Cependant, ce n’est pas à vous de répondre à cette demande. D’une part, sur le plan médical vous n’avez pas toutes les compétences requises, d’autre part, comme vous le signalez, vous ne connaissez pas le fonctionnement du collège ; enfin, vos demandes peuvent être mal interprétées, par exemple, comme un souci de surprotection de votre enfant.
Aussi, vous devez d’abord demander un rendez-vous au médecin scolaire, discuter avec lui des difficultés et capacités de votre enfant, lui faire part des rééducations et aides dont il bénéficie déjà, des mesures mises en place ou préconisées durant sa scolarité primaire (produisez tous les documents en votre possession, résultats d’examens, conclusions de consultations, bilans des divers rééducateurs), des mesures qui, à votre avis, sont indispensables pour le collège.
Eventuellement, le médecin scolaire se mettra en contact avec l’école primaire, les médecins et/ou les rééducateurs qui suivent votre enfant, puis il provoquera une réunion de l’équipe éducative (où vous serez conviés) où le proviseur, le professeur principal … seront informés des problèmes de votre enfant et des mesures à mettre en place (aménagements d’emploi du temps, aides techniques et/ou humaines, aménagements pédagogiques, tiers temps supplémentaire, etc.). Si un SESSD ou un SESSAD suit déjà votre enfant, une réunion tripartite (Service de Soins, famille, collège) sera des plus utiles.

 
      Qu’est-ce qu’une CLIS :
Est-ce vraiment « un plus » de regrouper les enfants au sein d’une même classe (CLIS « spécialisée ») :

La plupart des enfants dyspraxiques n’ont pas besoin de classe « spécialisée ». Ils ont besoin que le diagnostic soit porté en temps utile, que les mesures adéquates leur soient proposées, que les enseignants qui les reçoivent, dans leur classe « ordinaire », soient informés. Pour la grande majorité des enfants dyspraxiques, cette question ne se pose donc pas.
Pour quelques uns, la poursuite de la scolarité en classe banale n’est pas possible, soit momentanément, soit définitivement (association de « Dys -», lenteur très importante, présence de troubles neuro-visuels sévères tels une agnosie visuelle, etc.). Ces enfants doivent alors bénéficier d’un enseignement adapté, avec un enseignant bien averti de leurs problèmes, en petit groupe, avec un ajustement des exigences, des méthodes et du rythme des acquisitions. C’est le rôle des CLIS (scolarité primaire) et des UPI (niveau collège).
Il n’y a pas d’intérêt particulier à regrouper les enfants en fonction du diagnostic médical. 
Par contre, il y a un grand intérêt à les regrouper en fonction des adaptations pédagogiques imposées par le handicap, ce qui représente deux grandes options :
  • Les enfants dysphasiques, dyslexiques (troubles du langage, oral ou écrit) ont besoin d’aides visuelles (schémas, dessins, vidéos, …) et d’une adaptation du langage de l’enseignant (phrases courtes et simples, …) ;
  • Les enfants dyspraxiques (mais aussi neuro-visuels, cf. « troubles « non-verbaux »), ont au contraire besoin d’un recours systématique au séquentiel, au verbal, à la mémorisation, alors que les références visuelles et visuo-spatiales sont contre-indiquées.
On voit donc mal comment concilier les deux approches (opposées) au sein d’une même classe, sinon à proposer à chaque enfant un quasi-préceptorat. Par ailleurs, il convient de former les enseignants spécialisés, qui ne peuvent être « spécialisés en tout » ( !).
Enfin, ces CLIS (et UPI) sont au sein d’établissement scolaires banals et les enfants de ces classes sont également intégrés dans une classe ordinaire (en fonction de leur projet individuel). Ils participent aux récréations, à la cantine et aux sorties, avec l’ensemble des camarades de leur classe.

 Il n’y a pas assez de classes (CLIS et UPI) adaptées aux dyspraxies sévères … :

Les associations de parents et nous-mêmes cherchons à travailler avec les structures de l’Education Nationale pour faire remonter les besoins.
 
 
Actuellement, c’est le plus grand problème : les besoins ne sont pas répertoriés et donc, les moyens ne peuvent être ajustés, ni en ce qui concerne les classes spécialisées, ni en ce qui concerne les AVS.
 
 
C’est la raison pour laquelle il faut signaler systématiquement toutes les difficultés aux médecins scolaires, à l’académie et au rectorat (pour le secondaire)
             
 
      Les SEGPA sont-elles adaptées à la dyspraxie :

Généralement, les deux premières années de SEGPA sont consacrées à la poursuite des apprentissages en lecture, écriture et calcul. Cela peut donc bien convenir lorsqu’un jeune n’a pas la possibilité de faire une 6ème et se trouve avoir grossièrement un « niveau » de CE2 en fin de primaire.
Durant les deux années suivantes, sont introduits des temps d’ateliers, dans le but d’aider le jeune à faire un projet pré-professionnel : certains de ces ateliers sont tout à fait inaccessibles aux jeunes dyspraxiques (couture, bois, électricité, …).
Il faut donc se renseigner sur les ateliers proposés localement, dans les SEGPA, et décider au cas par cas.
 
   
 Quelle orientation proposer si, en fin de 3ème, le jeune dyspraxique ne peut poursuivre au lycée :

Il faut demander à rencontrer le conseiller d’éducation, provoquer une consultation au CIO (centre d’information et d’orientation), se renseigner sur les formations pré-professionnelles possibles dans votre région et adaptées au niveau scolaire et à la dyspraxie du jeune.
Les métiers concernant les soins aux animaux, l’accueil et les relations publiques, l’utilisation de l’ordinateur (reprographie…) sont, entre autres et selon les intérêts du jeune, des voies possibles.
   
 
      Les écoles sont souvent peu informées et beaucoup d’enseignants ne connaissent pas la dyspraxie. Comment trouver une école adaptée, notamment pour le secondaire :

L’information et la formation des personnels enseignants sont en effet encore assez variables selon les régions. 
Il existe, dans certains départements, quelques CLIS où les enfants dyspraxiques sont accueillis par des enseignants spécialisés (souvent des CLIS « handicap moteur » dites aussi CLIS 4, quelquefois rebaptisées « CLIS troubles cognitifs »). C’est la même chose en ce qui concerne certaines UPI « handicap moteur » (niveau collège), qui acceptent quelques enfants dyspraxiques.
Sinon, c’est au cas par cas qu’il faut mettre sur pied un projet individuel de scolarisation avec l’aide d’une équipe de soins qui connaît les dyspraxies et pourra être un interlocuteur valable pour l’équipe éducative. Mais ces équipes de soins elles-mêmes sont rares et inégalement réparties sur le plan géographique. 
Il faut toujours d’abord rencontrer le médecin scolaire et le médecin de l’ex-CDES, et leur demander de coordonner au mieux la scolarisation de votre enfant…

Mon enfant est en CM2. Il n’est pas aidé par des spécialistes. Il est lent, fatigable et a beaucoup de mal à se concentrer sur l’écriture. Comment préparer l’entrée en 6ème :

Il est très important qu’un diagnostic soit porté. Beaucoup d’enfants sont lents ou fatigables, sans être dyspraxiques : ce sont alors d’autres aides qui seront adaptées. Tant qu’un diagnostic n’est pas établi, il n’est pas possible de vous conseiller utilement.
Mon fils a 14 ½ ans. Il a été diagnostiqué dyspraxique à 9 ans mais n’a aucun suivi, sauf de la rééducation orthophonique. Il est actuellement en 4ème « aide et soutien » : quels projets professionnels peut-on définir :

Il est impossible de vous répondre sans connaître davantage les difficultés, mais aussi les « points forts » de votre enfant.
Il est certainement urgent :
  • de revoir le médecin (ou l’équipe) qui a porté le diagnostic, pour voir avec eux si un bilan peut être fait ainsi que des propositions de prise en charge ou d’aides …
  • d’en parler avec le médecin scolaire
  • de rencontrer le conseiller d’orientation.
Par ailleurs, pourquoi votre enfant est-il suivi en orthophonie ? A-t-il un problème de langage oral ? de dyslexie ? autre ?
Evidemment, c’est l’ensemble des difficultés de votre fils qui doit être pris en compte pour réfléchir à son avenir, ainsi que ses goûts et ses intérêts…